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Samedi 15 avril 2006 6 15 /04 /2006 12:22

Un exemple de lutte contre la pauvreté

L’actualité politique, économique et sociale porte sur les Industries Chimiques du Sénégal (ICS), ceci depuis plus de deux mois.


Les ICS, depuis la création ont cristallisés beaucoup d’espoirs ; au plan économique elles représentent un exemple de coopération sur un projet gigantesque d’exploitation des ressources du sous sol sénégalais, mais aussi un pôle de développement de petites et moyennes entreprise via la sous traitance et les externalisations. Au plan social les emplois directs et indirects attendus sont non négligeables.

Cependant, vu le type d’exploitation qui géographiquement s’étend au besoin, des effets induits se manifestent au plan environnemental et social :
- modification du profil géographique, pédologique et écologique du site d’implantation
- déplacement de population avec ses corollaires : perte de champs de culture, réorganisation socio culturelle et spatiale autour de repères spécifiques du ou des groupes socioculturels
- etc.

Face à ces enjeux que faire pour la satisfaction des clients institutionnels, répondre aux exigences réglementaires ?
Quelles réponses aux préoccupations des groupes sociaux délocalisés ou à délocaliser qui ont exprimé leur avis sur la notion de consentement à payer et qui ont fondé tant d’espoir sur la création des ICS ?

Le mémoire en Master Es Environnement défendu le Premier Avril 2006 par mon collègue Aliou FALL, Ingénieur émérite, est révélateur de ces enjeux mais aussi des approches de solutions mises en œuvre pour répondre à des préoccupations essentielles.

Ce mémoire a aussi le mérite de prouver que l'expertise dite "locale" est à même de répondre très efficacement aux problèmes et difficultés qu'expérimentent nos industries et services, et de proposer des voies de solutions et des pistes de reflexion.

Ceci semble confirmer que nous pouvons fortement miser sur le retour d'expérience de nos cadres. Les solutions à nos problèmes sont certainement à portée de main.


Je vous propose, infra, le résumé de ce mémoire qui sera disponible sur le site du master es environnement
Vous trouverez sur ce site les coordonnées de l’ingénieur Aliou Fall

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TITRE : Bilan et Perspectives du Projet d’Appui à la Lutte contre la Pauvreté dans les zones riveraines des Industries Chimiques du Sénégal (PALPICS)

Prénom, Nom : Aliou FALL Ingénieur CESI
Date soutenance : 01 Avril 2006
Composition Jury : Président : Pr. Omar GUEYE

Examinateurs : Pr. Adams TIDJANI
Pr. Mouhamed L GAYE
Dr. Cheikh DIOP

RESUME

Face à des relations tendues avec les populations riveraines de ses installations industrielles, les Industries Chimiques du Sénégal (ICS), en partenariat avec le PNUD, ont initié un projet novateur en Afrique et dans le monde. En effet, le Projet PALPICS offre au Système des Nations Unies (PNUD / OIT) l’occasion de concrétiser un modèle de coopération entre le secteur public et l’entreprise privée pour faire avancer ses idées de lutte contre la Pauvreté et de développement durable. Dans le même temps, ce projet permet à l’entreprise d’assumer sa responsabilité sociale et environnementale.

Les résultats attendus de la recherche étaient de vérifier trois hypothèses de base en relation avec les objectifs que s’était fixés la Direction Générale des ICS lors de la conception du Projet. A savoir :

 Le Projet PALPICS permet à l’Entreprise d’assurer la continuité de son exploitation minière en apaisant l’environnement social ;
 L’Entreprise dispose d’éléments pertinents pour évaluer le niveau d’engagement de sa responsabilité sociale et environnementale en intégrant les concepts d’Éthique, de Pauvreté et de Développement Durable dans le management de ses activités industrielles ;
 Face à la demande sociale des populations riveraines des ICS, le Projet se révèle comme une réponse appropriée à la gestion des problèmes posés.

La recherche a cependant montré qu’après trois années de fonctionnement, l’appropriation sociale du Projet par les bénéficiaires ne s’est pas produite de façon satisfaisante. Beaucoup d’interventions du PALPICS ont certes donné les résultats immédiats magnifiés par les populations, mais des insuffisances en termes d’impacts futurs et d’autonomisation des bénéficiaires ont été relevées quant à leur durabilité.

Dès lors, il est essentiel que la stratégie et la méthodologie d’approche et de gestion du Projet soient révisées en mettant l’accent sur la création de richesse locale par le biais des Activités Génératrices de Revenus (AGR) et le développement de la Micro et Petites Entreprises (MPE) en vue de construire autour des ICS, un véritable pôle local de développement économique et social.


Par NDIOUCK - Publié dans : Environnement
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Jeudi 13 avril 2006 4 13 /04 /2006 06:00
En prélude à la seconde série d'articles sur le processus management, je vous propose un artile écrit par Alain Bertrande dans Keyros management
et portant sur un ouvrage : "Le miroir des princes"
 
L'éducation des "décideurs"
Il n'y a en France ni "culture stratégique" ni enseignement de la stratégie. C'est une lacune sur le plan international.
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Il y a, dans la mystérieuse alchimie d'où naissent les "stratégies" - en langage moderne les "décideurs"-, des principes généraux, susceptibles d'être transmis et enseignés : animé de cette certitude, le journaliste Luc Jacob-Duvernet s'est demandé dans quelle mesure cet enseignement, ou cette transmission, se faisait en France. En d'autres termes, existe-t-il dans notre pays ce qu'il appelle une "culture stratégique" ? La question est de la plus haute importance, selon l'auteur, car elle implique les comportements de l'élite du pays, et par conséquent sa réputation et son efficacité dans la concurrence internationale.
 
Pour y répondre, Luc Jacob-Duvernet, s'est livré à une expérience singulière : il est parti de l'idée qu'il y a dans les rapports entre les hommes des règles essentielles, immuables, valables en tout temps, en tout lieu et en toute circonstance. Ainsi L'Art de la guerre de Sun Zi, traité de stratégie rédigé il y a vingt-cinq siècles, en Chine, pour des généraux commandant à des archers, devait contenir des leçons utiles pour des capitaines d'indsutrie, des hommes politiques ou des religieux, en France, à l'aube du troisième millénaire.
 
Avec la collaboration du sociologue Dominique Agostini, et de l'historien Patrick Harismendy, il a donc soumis le livre de Sun ZI à une cinquantaine de "décideurs", pour leur demander les réflexions que leur inspirait cette lecture.
 
Le Miroir des princes est le fruit de cette méticuleuse enquête, ainsi titrée par analogie avec les "miroirs du prince", ce genre qui a fleuri en italie à la Renaissance, et auquel appartient le plus célèbre livre de Machiavel.
 
Ainsi les personnalités interrogées confrontent-elles leur expérience personnelle avec les principes posés par l'auteur chinois. Le principe de lucidité impose par exemple de "se connaître soi-même", mais, selon le banquier Marc Vernes, c'est là une qualité aussi nécessaire que peu répandue. La "connaissance du terrain", qui peut-être assimilée, dans l'industrie, au marketing, et à l'art d'exploiter commercialement une invention est, selon Jean-René Fourtou, trop peu enseignée en France.
 
Ainsi encore analysées les "qualités naturelles" nécessaires aux meneurs d'hommes : l'ambition, la volonté, le "fougue de la jeunesse", les "inhibitions et les frustrations", et enfin la "pulsion", occasion d'une réflexion sur la "boulimie sexuelle" des hommes de pouvoir.
Les personnes interrogées ont eu aussi à expliquer le rôel joué par la formation qu'elles avaient reçues, par les acquis (expérience, travail) qui s'y sont ajoutés, et le rôle de la chance, dont Sun Zi ne parle guère, et où il faut voir non pas un "don du ciel", mais plutôt "un trait de caractère".
Les vertus du startège
De cette foule d'observations et de souvenirs personnels, où les Mémoires de Louis XIV et de Richelieu, les "Commentaires" de César, les Pensées de Chamfort, le Télémaque de Fénelon, parmi d'autres classiques, sont appelés à la rescousse, se dégage donc un tableau riche et bigarré du pouvoir et des moyens d'y parvenir, où le réalisme et l'idéalisme se mêlent et s'opposent inextricablement.
 
La conclusion est decevante : il n'existe pas en France de "culture stratégique". Il n'y a pas de véritable enseignement de la stratégie dans les écoles, et, si Jean-Claude Trichet, estime que celle-ci s'apprend "sur le tas", Michèle Alliot-Marie voit dans cette lacune une cause de "blocage" de la société et un frein pour la France, sur le plan international.
Les principales qualités que le stratège, selon Luc Jacob-Duvernet, "devrait acquérir ou posséder", sont donc trop peu répandues : la "parole", c'est à dire la clarté d'expression, qui s'oppose au jargon administratif, la "psychologie", faculté de se mettre à la place des autres, la "responsabilité", capacité d'assumer ses actes" (l'auteur cite en exemple le drame du sang contaminé), le "courage", celui de dire non.
 
 
Par NDIOUCK - Publié dans : Lectures
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Mercredi 12 avril 2006 3 12 /04 /2006 06:00

Durant tout le parcours - de l'entrée à la sortie- le patient reçoit certes des prestations, ce qui procède de son droit, mais il doit aussi se soumettre à des exigeances légales et réglementaires

-respect des dispositions du règlement intérieur par exemple

-aquittement des redevances

L'administration de factures est du ressorce du service financier (processus support)

Le recouvrement des factures est de la compétance de l'agence comptable particulier (ACP) qui appartient au processus support. 

Comme lors de la prise en charge chirurgicale du patient plusieurs services relevant du processus réalisation sont mobilisés, ici des services supports sont aussi mobilisés pour la mise en place de moyens de travail, de conditions de séjour du patient et recouvrement des factures.

Ici encore, la notion de cartographie des processus trouve sa justification.

Le processus de pilotage a tout interêt à la maitrise du processus support.

La particularité des structures sanitaires est d'être capable de gérer les urgences qui ne sont pas du domaine de l'exception. Elles ont de ce fait une tension permanente sur la trésorerie.

Par expérience, je sais qu'une négligeance portée sur ces processus génère des effets critiques pour la viabilité du système. Il est plus facile dans une structure hospitalière de favoriser une déviation des ressources, car le client traverse deux sphères complémentaires mais exclusifs (la sphère administrative et celle professionnelle). Le patient passe plus de temps avec le monde médical et paramédical qu'avec le monde administratif. Les liens de complicités sont facillement établis.

Il est important que la sphère professionnelle connaissent les impératifs vitaux de l'entreprise et qu'elle participe à faciliter le recouvrement légal des redevances et non l'enrichissement sans cause d'une tierce personne.

Le circuit patient est là pour clarifier les rôles et obligation de chacun pendant son temps d'intervention sur le client.

Le client aussi doit être conscient que la survie de la structrure hospitalière est tout à son avantage!

Les partenaires sociaux sont parties prenantes dans la survie de l'entreprise! Un mauvais recouvrement des créances signifie improbabilité d'honnorer les salaires et indemnités, donc probabilité de crise sociale majeure.

Le cas des ICS est là comme une illustration...

 

Par NDIOUCK - Publié dans : Qualité
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Mardi 11 avril 2006 2 11 /04 /2006 06:00

Quand nous portons un regard critique sur ce circuit

nous allons essayer de voir qu'est ce qui, en dehors de l'entente "cordiale" des différents acteurs intervenant directement sur le processus de prise en charge du patient, échappe totalement à leur contrôle et de nature à compromettre leur effort.

Le premier contact avec le service se fait via la secrétaire ou la "faisant fonction". Le minimun que doit avoir une secrétaire, en dehors du bureau, ce qui va de soi sauf pour mes cousins à plaisanterie, c'est le registre d'inscription des patients (si elle a un PC tant mieux)Ce registre est fourni par l'intendant (vieux jargon) ou le service administratif et financier (SAF pour faire neuf)

Ceci constitue un des nombreuses interventions des services appartenant au processus support.

Lors de l'exécution des examens radiologiques ou biologiques il est important que ces services disposent déjà du nécessaire (films, bains, réactifs etc.) sans quoi il est impossible de réaliser les prestations d'imagerie médicale ou biologiques.

La mise à disposition de ces produits est assuré par le service achat (un autre processus support)

Cette réalité est valabel lorsque le patient doit subir une opération chirugicale: la buanderie doit mettre à la disposition dubloc opératoire du linge; la stérilisation centrale doit fournir le bloc en dispositifs médical, il en est de même de la pharmacie qui doit veiller à l'âpprovisionnement du service chirurgical et du bloc en médicaments.

Lors de l'hospitalisation, la cuisine doit pourvoir aux patients hospitalisés de quoi manger , ceci conformément aux prescriptions diététiques du médecin traitant.

ceci se passe à l'insu du patient qui ne connait même pas le Directeur, le SAF, l'ACP ou le SSI qui sont tous hors de son champs visuel, mental et relationnel.

Toute cette organisation doit être bien huilée et dirigée par un maestro qui est le processus de management.

Pour ce faire, une cartographie des processus doit lui permettre de bien identifier les interconnections entre les différents processus et étrablir les dysfonctionnement paussible, leur effets et criticité sur le système.

Cette connaissance est fondamentale pour la mise en oeuvre des fonctions du management...

PS à se sujet je vous conseil de visiter le site keyros management (www.keyros.net)


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Lundi 10 avril 2006 1 10 /04 /2006 06:00

Le premier exemple ci dessous
montre un processus de réalisation simple. Après l'accueil le patient-client passe au service chirurgical qui décidera, suite à une consultation, la sollicitation d'un autre service dit d'aide au diagnostic (imagerie médicale, laboratoire etc).
Ce process enclenché pour aider à une prise de décision n'est pas un processus support. Il s'agit plutôt de deux (2) processus de réalisation différents mais nécessaires pour la réalisation d'un objectif : la guérison du patient.
Il s'agit d'une interconnection de processus que nous verrons dans la cartographie des processus.

Cette cartographie est à bien maîtriser pour que les actions successives concourrant à l'atteinte d'un objectif identifié soient bien coordonnées.

Sitôt la radiographie faite ou les examens de laboratoire effectués et rendus, le patient revient dans le circuit initial (prise en charge chirurgicale)

Il va en ressortir pour un autre circuit, celui du bloc opératoire qui a ses exigences organisationnelles et interventionnelles.

Juste après l'intervention chirurgicale le patient revient dans le service après un  court transit à la réanimation.
Sa libération ne se fera qu'après guerrison constatée.

Tout au long de ce parcours pour une prise en charge chirurgicale, le patient aura "circulé" dans  au moins quatre (4) process.
Il aura aussi le privilège de bien pratiqué l'organisation du circuit pour une prise en charge chirurgicale et se faire une opinion sur le fonctionnement de l'EPS et sa capacité à répondre à ses besoins explicites et implicites.

L'esprit qui doit animer  le processus  de pilotage est d'amener les différents intervenants à bien articuler leurs prestations au bénéfice du patient en terme de temps, de satisfaction, de contact humain et d'accessibilité.

IL URGE DE DECLOISONNER LE SYSTEME AU BONHEUR DU PATIENT!!

Si huilée que puisse être cette interconnection entre services chirurgicaux et services d'aide au diagnostic, il n'en demeure pas moins qu'une négligeance portée sur le processus support soit toujours fatale à la bonne marche du système...

Par NDIOUCK - Publié dans : Qualité
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Dimanche 9 avril 2006 7 09 /04 /2006 06:00
Pour cause de journée mondiale de la santé, j'aborde un exemple d'input portant sur le circuit d'un patient venu pour une prise en charge chirurgicale.

Le patient entrant passe par l'accueil qui constitue le premier point de contact du malade avec la structure.
La notion d'accueil mérite d'être bien comprise par les intervenants dans le système de soins.

Ce point d'entrée dans le process de prise en charge est marqué le plus souvant par des rapports conflictogènes du fait que s'expriment ici la nécessité d'identification pour des besoins administratifs et le besoin de soins jugé urgent par le patient et ses accompagnants.

Une bonne gestion de l'accueil est un bon point non négligeable dans la réussite de la prise en charge du client.

Une enquête satisfaction portant sur ce point peut être révélatrice de dysfonctionnements graves mais malheureusement pas pris en compte; l'accent étant traditionnellement mis sur le process relatif au soins au détriment des autres !

Ici n'apparait que le processus réalisation pour l'oeil du client-patient , c'est à dire ce qui intervient directement dans sa prise en charge. Les autres acteurs ne sont " qu'accessoires"

Nous analyserons tout au long de ce circuit, qui est ici très simplifié et relatif uniquement à la prise en charge chirurgicale, l'interaction nécessaires des autres processus pour assurer une bonne prise en charge du client.

Nous verrons aussi qu'en terme d'output  dans un  EPS il ya trois possibilités:
- sortie après guérison
- transfert vers la structure de référence supérieure
- décès du patient.

Les fuites de patients ne sont pas des modes de sortie. Ils constituent un indicateur fort interessant sur lequel nous allons revenir et retativement à l'accessibilité financière et le principe de non exclusion.

Important : Dans les EPS la définition et la maitrise du circuit patient est un impératif pour la réussite de sa prise en charge.Ceci à l'instar de la matière brute entrant dans le process industriel de réalisation du produit.
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Samedi 8 avril 2006 6 08 /04 /2006 06:00

A l'occasion de la journée mondiale de la santé je vous propose comme lecture ce texte  du Dr Tim Evans de l'OMS qui pose en clair le propblème des ressources humaines dans le monde de la santé qui, je le souligne, va expérimenter au Sénégal un changement porteur d'espoirs mais aussi de craintes.
- la clientèle interne (le personnel) va -t-il se retrouver dans ce changement voulu? Sera -t-il fortement impliqué dans le processus ? et comment? est-il fortement sécurisé face aux levées de boucliers d'une clientèle externe de plus en plus exigeante et de plus en plus prompte à transferer les conflits avec le personnel et les EPS dans le bureau du juge? Qui va payer les décisions de justice à l'encontre des EPS ? (l'Etat? le personnel ? le client externe via un renchérissement des coûts de prestations pour cause de condamnation de l'EPS?)
- la mise en oeuvre des moyens va-t-elle suivre? au moment opportun? Ces moyens sont-ils judicieusement évalués?
- le plateau technique est -il à même de répondre aux exigences des acteurs ?
- l'environnement est -il propice?
bonne lecture et merci pour les commentaires...

Journée mondiale de la Santé 2006 : Travaillons ensemble pour la santé


Les agents de santé, c'est-à-dire les personnes qui dispensent des soins de santé à ceux qui en ont besoin, sont au coeur des systèmes de santé. Or, partout dans le monde, il y a crise au niveau des effectifs de santé - crise à laquelle aucun pays n'échappe. Les effets de la crise sont visibles: des dispensaires vides de personnel, des hôpitaux qui ne parviennent ni à recruter ni à conserver les personnels essentiels.

La pénurie chronique d'agents de santé dans le monde provient de ce que pendant des décennies on a trop peu investi dans leur éducation, formation, rémunération, conditions de travail et encadrement, d'où un manque sérieux de compétences clés, un nombre toujours plus grand de gens qui changent de carrière ou qui prennent une retraite anticipée, et de nombreuses migrations nationales et internationales.

En Afrique subsaharienne, où à tous les problèmes mentionnés ci-dessus vient s'ajouter la pandémie du VIH/SIDA, on estime à 750 000 le nombre d'agents de santé pour une population de 682 millions. Par comparaison, le ratio est dix à quinze fois supérieur dans les pays de l'OCDE dont la population vieillissante impose une charge croissante de travail à des personnels déjà surchargés.

Il faut trouver des solutions à cette crise aux niveaux local, national et international, et les gouvernements, les Nations Unies, les professionnels de la santé, les organisations non gouvernementales et les notables communautaires doivent y contribuer.

Il n'y a pas de solution unique à un problème aussi complexe, mais il existe des moyens d'aller de l'avant, et ceux-ci doivent maintenant être mis en œuvre. Par exemple, quelques pays développés ont pris des mesures pour mettre fin au recrutement de personnels de santé des pays où la pénurie est particulièrement grave. Certains pays en développement ont révisé les barèmes des traitements et prévu des incitations non monétaires pour fidéliser le personnel et pour les affectations en zone rurale. Les systèmes d'éducation et de formation sont adaptés aux besoins particuliers des pays. Les agents de santé communautaires aident les collectivités à prévenir et à traiter les maladies les plus courantes. Des mesures doivent être prises dès à présent pour que les résultats soient visibles dans les années à venir.

En 2006, la Journée mondiale de la santé (célébrée tous les ans le 7 avril) sera consacrée à la crise des personnels de santé. Ce jour-là, partout sur la planète, des centaines d'associations organiseront des manifestations pour attirer l'attention sur la crise mondiale des personnels de santé et proclamer la dignité et la valeur du travail dans le domaine de la santé. Nous vous invitons à vous joindre à l'OMS et à d'autres organisations pour célébrer la Journée mondiale de la santé 2006. Ensemble nous pouvons changer le cours des choses.

Dr Tim Evans,
Sous-Directeur général
Bases factuelles et information à l'appui des politiques
Organisation mondiale de la Santé
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Vendredi 7 avril 2006 5 07 /04 /2006 06:00


Interaction entre les principaux processus

Après avoir fait une série d'articles sur l'incendie, je reviens à la qualité, ceci en réponse à certains lecteurs qui hors blog m'avaient demandé d'y revenir

Ce schéma résume mes articles précédents et relatifs à l'approche processus

En haut le processus de pilotage et en bas est représenté le processus support avec ses différentes composantes.

Le processus réalisation est pris en sandwhich entre le processus support et le processus management.

Le processus management est ici représenté comme un bloc (monolithique); en réalité, tout comme le processus réalisation ou support il peut comporter plusieurs divisions ceci relativement à la taille de l'entreprise.

Tout au long des jours à venir, nous allons détailler ce schéma en plusieurs exemples pour dire combien est adaptable l'approche processus à toute entreprise privée ou publique (y compris les établissements publics de santé qui ne peuvent faire exception à la règle).

Assurer la visibilité du parcours des "input" est un impératif pour toute entreprise voulant assurer la satisfaction clientèle avec une utilisation rationnelle des ressources qui hélas ne sont pas toujours "élastiques"...







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Jeudi 6 avril 2006 4 06 /04 /2006 06:00
Eteindre le feu

L'adage dit que le feu s'éteint dans la première minute avec un verre d'eau, dans la deuxième minute avec un seau d'eau , dans la troisième minute avec une tonne d'eau... après... on fait ce que l'on peut!

Celà laisse à penser que tout se joue le plus tôt possible. Le premier geste qui sauve comme on dit dans le monde de la santé.

En fait en terme de gestion de l'incendie, on commence d'abord à éviter la survenue du problème . Cette approche est du domaine de la prévention qui commence comme je l'ai souligné depuis la conception du site.

Cette gestion se prolonge par la mise en place de moyens de détection précoce du genre détecteur de fumée ou mesure d'une élevation de température et enfin les moyens de lutte si par hasard l'accident survient malgré tout. Enfin pour couronner le tout l'assurance pour gérer les dégats.

Pour ne pas arriver à cette extrémité un point fondamental doit être réglé: la formation du personnel à l'utilisation des moyens de lutte disponibles sur le site.

Le premier geste consiste donc d'essayer d'éteindre le feu. Pour se faire il faut utiliser le moyen adéquat, mais pas n'importe quoi, comme par exemple vouloir éteindre de l'essence qui brûle avec de l'eau!

En faisant l'état des lieux, il est important de connaître les types de feu qui peuvent survenir sur le site afin de s'équiper en conséquence en extincteurs.

Les extincteurs sont classés suivant le type de feux:

Classe Combustible type
A
(solides)
bois,papier,tissus,certaines matières plastiques telles que le PVC,
nappes de câbles électriques,
etc.
B
(liquides et solides liquéfiables)
Hydrocarbures (essence, fioul, pétrole),
acétone,alcools,solvants,
certaines matières plastiques telles que le polyéthylène, le polystyrène,
graisses, huiles, peintures,
etc.
C
(gaz)
Propane, butane, gaz naturel, gaz manufacturé.
D
(métaux)
Limailles de fer, poudre d'aluminium,
poudre de magnésium,
sodium, titane,
etc.

La connaissance des types de feu et des moyens adéquats de lutte est plus qu'important; il faut réussir à ce que le personnel puisse manipuler les extincteurs comme un téléphone.

Dans le tableau qui suit nous indiquons les types d'extincteur et l'agent extincteur correspondant:

Type Agent extincteur
A - eau
- eau pulvérisée +additif
- poudre polyvalente
- mousse
B - eau pulvérisée+additif
- poudre polyvalente BC/ABC
- CO2
- mousse
C - poudre polyvalente BC/ABC
- CO2
D - extincteurs spéciaux
- sable sec, graphite,
- huiles lourdes

Attention: c'est bon de disposer d'extincteurs adaptés, de personnel formé, mais n'oubliez pas de reviser régulièrement les extincteurs !
Il m'est arrivé de constater des extincteurs bien visibles sur un site mais restés dix (10) ans sans aucune vérification!

Par NDIOUCK - Publié dans : Gestion des Risques
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Mercredi 5 avril 2006 3 05 /04 /2006 06:00
Lutte contre la propagation de l'incendie

Lorsque l'incendie se développe, il ya production certes de chaleur mais aussi de fumées qui constituent la principale gêne pour la mise en sécurité des personnes présentes sur le site. Elles ne facilitent pas non plus l'action des secouristes.

En plus de la toxicité liées aux fumées par leur teneur en CO (oxyde de carbonne) des produits dérivés de la combustion des liquides, gaz ou solides peuvent présenter des dangers vitaux pour les occupants du site, ainsi que pour les secouristes.

L'évacuation des fumées est un élément important dans la lutte contre l'incendie. Le confinnement des fumées dans une enceinte peut constituer un danger pour les secouristes en cas d'apport brusque d'air dans l'enceinte enfumée.

Les accidents les plus redoutés dans les endrois confinés ou clos sont les accidents dits thermiques :
    - embrasement généralisé éclair ou flash-over
    - explosion de fumées ou backdraft
Ces types d'accident peuvent avoir des coûts humains parmis les sauveteurs.


La gestion des fumées d'incendie est donc primordiale. Pour un incendie qui s'est déclaré dans un local, il urge de limiter son expension. Ceci dépend de la capacité des parois à résister et de la surface du local.
La résistance au feu des matériaux joue un rôle important dans la propagation de l'incendie.

Des normes peuvent indiquer, pour les matériaux de construction qui peuvent avoir des fonctions séparative et ou portante,  des critères à respecter tels que l'étancheité aux flammes, l'isolation thermique et la stabilité.

La résistance au feu ou Rf est le temps pendant lequel le matériau remplit sa fonction lorsqu'il est soumis à des contraintes thermiques et mécaniques représentatives de l'incendie.

Attention: les matériaux de construction peuvent présenter une réaction au feu en ce sens qu'ils représentent "l'aliment" apporté au feu; ce qui est différent de la notion de résistance au feu.


Dans la lutte contre la propagation de l'incendie, briser le triangle du feu est important.


En intervenant sur le site où s'est délcaré l'incendie, la lecture du feu donne beaucoups de renseignements:
 - tout d'abord la recherche de zones chaudes: cette recherche se fait au toucher avec beaucoups d'attention. La main doit être gantée; à moins que mon cousin sérère n'ait recours à son cousin à plaisenterie, un halpular pour faire ce travail à main nue!
 - observer la couleur des flammes: si elles sont de couleur jeune, celà veut dire  que le feu est alimenté en oxygène (O2); si elles sont de couleur orange le feu est alors mal alimenté en dioxygène. Quand la couleur est rouge alors il ya carence.

Il faut noter que les fumées émises peuvent altérer la couleur ou cacher le foyer.
- noter s'il ya présence de suie  qui signe une combustion incomplète et une carence en comburant.
- regarder sous les ouvertures ( encadrement des portes) pour savoir si les fumées entrent et sortent,  signe qu'il y a carence en comburant.
- tester la température du foyer par jet d'eau au plafond et observer la réaction:
          - si l'eau tombe en gouttelettes comme de la pluie, alors la température est modérée.
          - si l'eau s'évapore alors la température est élevée.
- Observer les flammes au plafond: si les flammes forment des rouleaux (roll-over) celà signifie qu'un embrasement général éclair est imminent; il faut alors évacuer rapidement et immédiatement car la survenue de l'embrasement se fait dans les trente secondes qui suivent cette observation.


Pour une entreprise il ya un seuil qui, s'il est dépassé, l'appel des sapeurs pompiers est obligatoire. Le POI (plan d'organisation des interventions) doit indiquer comment articuler le niveau primaire des intervention sur le site par une équipe in situ et le niveau secondaire (sapeurs pompiers)
Cette coordination est importante comme aussi l'entrainement des travailleurs à la maîtrise du feu qui se déclare sur le poste de travail.

Il importe de bien  faire le choix des matériaux de construction même si la  réglementation est muette la dessus car  le coût humain  et social de l'incendie est insupportable. 

C'est tout au début de la conception de l'entreprise que l'on doit intégrer la gestion des incendies et accidents majeurs liés à la raison d'être  de l'entreprise.
 


statistiques



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