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Environnement

Jeudi 8 mars 2007 4 08 /03 /2007 17:46

je vous livre ci dessous un article paru le 8 mars 2007 dans risal:

Les biocarburants : une grave menace masquée de vert

L’idée de remplacer les carburants d’origine fossile par des biocarburants (produits à partir de la biomasse végétale) peut paraître un pas dans la bonne direction pour éviter l’aggravation du changement climatique. Pourtant, non seulement les plans pour leur production et leur utilisation ne sont pas la solution de ce problème mais ils en aggravent bien d’autres.

Les biocarburants que l’on propose d’adopter sont le biodiesel (obtenu à partir des plantes oléagineuses) et l’éthanol (obtenu à partir de la fermentation de la cellulose contenue dans les végétaux). Parmi les nombreuses cultures qui s’adaptent à cette fin figurent le soja, le maïs, le colza, l’arachide, le tournesol, le palmier à huile, la canne à sucre, le peuplier et l’eucalyptus.

Étant donné que les grands consommateurs du Nord n’envisagent pas de réduire vraiment leur consommation démesurée de carburants et que, dans la plupart des cas, ils ne disposent pas de terres agricoles suffisantes pour produire la matière première nécessaire à l’élaboration de leurs propres biocarburants, leurs gouvernements et leurs entreprises prévoient d’encourager, surtout dans les pays du Sud, les cultures destinées à la production de biodiesel et d’éthanol.

Il faut souligner que, dans les régions boisées du Sud, une telle politique n’impliquera aucun changement en matière d’exploitation pétrolière ou gazière. Celle-ci va non seulement se poursuivre mais s’élargir, puisque les carburants fossiles continueront d’être l’élément principal de la matrice énergétique des pays du Nord. Par contre, l’affaire des biocarburants ajoutera de nouvelles atteintes à celles que subissent déjà les forêts.

Le soja et le palmier à huile, qui semblent être les principaux candidats pour la production de biodiesel à l’échelle industrielle, suffisent à prouver ce qui précède. Le premier est devenu la principale cause de déboisement dans l’Amazonie brésilienne et au Paraguay, même avant que l’on commence à le planter pour produire de l’énergie. Le deuxième est lui aussi la cause principale de déboisement en Indonésie, et commence à porter atteinte aux forêts dans bien d’autres pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine.

D’autre part, on a déjà commencé à mettre au point des techniques pour transformer le bois en éthanol (en utilisant des organismes génétiquement modifiés), de sorte que l’industrie des biocarburants poussera à élargir encore les monocultures d’arbres à croissance rapide, aussi bien dans les zones boisées (ce qui augmentera la déforestation) que dans les régions de prairie.

Autant le déboisement que le changement d’affectation des prairies impliquent la libération du carbone stocké. À cela s’ajoutent les émissions découlant de la culture, le traitement et le transport des biocarburants, qui se font surtout à base de pétrole et d’autres éléments émetteurs de gaz à effet de serre : la fabrication des machines utilisées, le carburant utilisé pour les faire fonctionner, la production et l’utilisation d’engrais et de produits agrochimiques toxiques, les camions et les bateaux pour les transporter jusqu’à destination, etc. Autrement dit, le bilan net du carbone dans les zones consacrées à la production de biocarburants risque même d’être négatif, augmentant ainsi la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ; or, c’est précisément cela que l’on prétend éviter.

En définitive, non seulement l’utilisation de biocarburants ne résout pas le problème du changement climatique mais elle implique d’aggraver encore d’autres problèmes également graves.

En effet, des dizaines ou des centaines de millions d’hectares de terres fertiles seront concentrées dans les mains de grandes transnationales et passeront de la production d’aliments à la production de carburants... dans un monde où la faim et la malnutrition sont des problèmes très graves. Au cours du même processus, des millions de producteurs ruraux et de petits agriculteurs seront expulsés et devront émigrer vers les ceintures de misère des grandes villes. Les forêts cesseront d’assurer la subsistance de millions de personnes qui en dépendent, pour être remplacées par du soja, des palmiers à huile ou d’autres cultures énergétiques. L’eau sera contaminée (par suite de l’utilisation de produits agrochimiques) ou disparaîtra (par suite de la plantation d’arbres à croissance rapide) ; la faune locale sera gravement affectée par d’énormes déserts verts qui ne lui fourniront pas de nourriture ; la flore indigène disparaîtra, remplacée par de vastes monocultures, et de nombreuses espèces seront contaminées par les organismes génétiquement modifiés qui y seront utilisés, tandis que la monoculture et l’usage de produits chimiques dégradera les sols.

Il est donc évident que cette solution n’est pas la bonne, ni pour les gens ni pour l’environnement. Pourtant, il s’agit d’une excellente opportunité d’affaires pour de grandes entreprises qui opèrent au plan national et, surtout, pour les transnationales : celles du secteur de production et de commercialisation de produits agricoles pour l’exportation, les industries biotechnologique et chimique (qui augmenteront leurs ventes de matériel transgénique et de fournitures agricoles), l’industrie automobile (qui pourra continuer de se développer sous une couverture « verte »), les nouvelles entreprises apparues sur le sillage des biocarburants et les sociétés pétrolières elles-mêmes, qui sont déjà en train de se joindre à cette nouvelle affaire lucrative.

C’est la raison pour laquelle tant de gouvernements, d’organismes d’aide, d’agences bilatérales ou multilatérales et d’experts internationaux concourent à promouvoir une solution aussi absurde : pour servir les intérêts de ces groupes économiques puissants qui sont ceux qui dictent les politiques mondiales et les tournent à leur profit.

Il faut pourtant préciser que le problème ne réside pas dans les biocarburants eux-mêmes. Au contraire : dans une approche appropriée pour la société et l’environnement, ils peuvent servir à satisfaire une partie des besoins énergétiques de nos pays et surtout ceux des populations locales. Le problème réside dans le modèle dans lequel ils s’insèrent, qui comporte la production à grande échelle, la monoculture, l’usage massif de fournitures extérieures, l’utilisation de transgéniques, la mécanisation et l’exportation pour alimenter la consommation démesurée d’énergie dans le Nord.

Il est donc impérieux de faire face à cette nouvelle menace qui plane sur les peuples et les écosystèmes du Sud, et intégrer la question des biocarburants à la lutte pour la défense des forêts et de la diversité biologique, contre l’avancée des monocultures et des transgéniques, pour la souveraineté alimentaire et pour le droit des peuples à choisir leur propre destinée.

Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l'entière responsabilité de l'auteur-e et ne reflètent pas nécessairement ceux du Réseau d'Information et de Solidarité avec l'Amérique Latine (RISAL).

RISAL - Réseau d'information et de solidarité avec l'Amérique latine
URL: http://risal.collectifs.net/

Source : Bulletin mensuel du Mouvement mondial pour les forêts (WRM, World Rainforest Movement), n°112, novembre 2006 - Site Internet : http://www.wrm.org.uy.


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Vendredi 9 février 2007 5 09 /02 /2007 06:00

Evolution et répartition de la population de 1994 à 2002

Ce tableau donne une autre lecture de la structuration de la population sénégalaise (source www.senegalaisement.com )

Population du Sénégal (en milliers)

1994

1995

1996

1997

1998

1999

2000

2001

2002

Femmes actives en agriculture

1.305

1.334

1.363

1.392

1.422

1.452

1.482

1.515

1.548

Hommes actifs en agriculture

1.415

1.446

1.476

1.507

1.538

1.570

1.602

1.639

1.677

Population agricole active

2.720

2.780

2.839

2.899

2.960

3.021

3.084

3.154

3.224

Femmes actives

1.547

1.589

1.631

1.674

1.718

1.763

1.810

1.859

1.910

Hommes actifs

2.050

2.102

2.154

2.206

2.260

2.315

2.372

2.435

2.500

Population active totale

3.597

3.690

3.785

3.881

3.978

4.078

4.181

4.294

4.411

Population non-agricole

1.983

2.057

2.134

2.212

2.293

2.377

2.464

2.556

2.651

Population agricole

6.154

6.281

6.408

6.536

6.664

6.795

6.928

7.065

7.204

Urbaine (1000)

3.497

3.648

3.802

3.958

4.118

4.284

4.456

4.635

4.820

Rurale (1000)

4.639

4.690

4.740

4.790

4.839

4.888

4.937

4.986

5.035

Femmes (1000)

4.090

4.192

4.295

4.400

4.506

4.614

4.726

4.841

4.959

Hommes (1000)

4.047

4.146

4.246

4.348

4.451

4.557

4.667

4.779

4.895

Total (1000)

8.137

8.338

8.542

8.748

8.957

9.172

9.393

9.621

9.855




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Jeudi 8 février 2007 4 08 /02 /2007 21:25
Avant de poursuivre le premier chapître je vous livre quelsques observations relatives l'estimation de la population sénégalaise.

La base de données relatives à la population semble concerner l’année 2000, qui est une année clivage sur le plan politique.

Les données relatives à la population que j’ai recueillies sont les suivantes :

1) (Source: CIA The World factbook , dernier mise à jour: 19 December, 2006)
Population: 11,987,121 (July 2006 est.)
Ethnic groups:
Wolof 43.3%, Pular 23.8%, Serer 14.7%, Jola 3.7%, Mandinka 3%, Soninke 1.1%, European and Lebanese 1%, other 9.4%
Age structure0-14 years: 40.8% (male 2,467,021/female 2,422,385)
15-64 years: 56.1% (male 3,346,756/female 3,378,518)
65 years and over: 3.1% (male 174,399/female 198,042) (2006 est.)

Median age : total: 19.1 years male: 18.9 years female: 19.3 years (2006 est.)

Population growth rate: 2.34% (2006 est.)

Birth rate: 32.78 births/1,000 population (2006 est.)

Death rate: 9.42 deaths/1,000 population (2006 est.)

Sex ratio: at birth: 1.03 male(s)/female , under 15 years: 1.02 male(s)/female , 15-64 years: 0.99 male(s)/female , 65 years and over: 0.88 male(s)/female
total population: 1 male(s)/female (2006 est.)

Infant mortality rate: total: 52.94 deaths/1,000 live births , male: 56.49 deaths/1,000 live births ,female: 49.29 deaths/1,000 live births (2006 est.)

Life expectancy at birth: total population: 59.25 years, male: 57.7 years ,female: 60.85 years (2006 est.)
Total fertility rate: 4.38 children born/woman (2006 est.)

2) Source :www.senegalaisement.com

1 million d'habitants en 1900
2,8 millions d'habitants en 1960

Croissance moyenne annuelle (1995-2000) : 2,6%
Taux de natalité : 41 pour mille

Statistiques (2004):
Population totale: 10,112,000

Ces deux sources montent l'évolution de la population sénégalaise . En 26 ans la population est passé de 1 million à 11 millions d'individus.

Le poids démographique a un impact sur l'environnement; le facteur humain doit être maîtrisé afin que la perspective soit possible.
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Mardi 6 février 2007 2 06 /02 /2007 01:23
"Chapitre 1
LE PROFIL SOCIO-ENVIRONNEMENTAL
DU SENEGAL
Introduction :

Le Sénégal est situé entre 12° et 17° de latitude nord et 11° et 18° de longitude ouest. Il est limité au nord et au nord-est par la Mauritanie, à l’est et au sud-est par le Mali, au sud par la Guinée et la Guinée Bissau. La Gambie constitue une enclave de 10 300 km2 à l'intérieur du territoire sénégalais. Le pays couvre une superficie de 196 720 km2 et compte 11 régions administratives.

La majeure partie du territoire appartient au grand bassin sénégalo-mauritanien où se sont accumulés les dépôts du Secondaire et du Tertiaire alors que le socle pré-cambrien affleure au sud-est. La disposition zonale des grands domaines phytogéographiques est commandée par les hauteurs de pluie qui augmentent du nord au sud. Les paysages et les ressources naturelles sont assez diversifiés.

La population du Sénégal, estimée à 9,5 millions d’habitants en 2000, compte une dizaine d’ethnies inégalement réparties sur le territoire national dont les plus importantes sont du groupe dit « sahélo-soudanien », composé principalement des wolofs, sérères et hal pulaar.

Les politiques d’ajustement menées pendant une vingtaine d’années et la faiblesse du niveau de croissance économique observée avant la dévaluation du Franc CFA en 1994 ont eu des effets négatifs sur les activités productives,le niveau de vie des populations et la qualité du service public. Le PIB réel ayant atteint 5% par an entre 1995 et 2001, l'économie sénégalaise a renoué avec la croissance ; elle demeure cependant fortement dépendante de l’agriculture et du secteur primaire.

Le présent chapitre permet de présenter les ressources naturelles du pays et leurs conditions d’exploitation dans le cadre du processus de développement socioéconomique. "
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Mercredi 24 janvier 2007 3 24 /01 /2007 22:25
Le rapport sur l’état de l’environnement au Sénégal, édition 2005, vient d’être publié par le Ministère de l’Environnement et de la Protection de la Nature.
Ce rapport est le premier du genre selon les mots introductifs du Ministre en charge de l’environnement et de la protection de la nature.

Il est le fruit d’un long cheminement entre les parties sénégalaises et les partenaires au développement, la coordination étant assurée par le Centre de Suivi Ecologique.

Ce rapport est important en tant que base de données à réactualiser au fil des ans, autant que le politique aura à cœur d’influer la croissance économique du Sénégal, laquelle croissance a un impact certain sur l’environnement.

L’enjeu majeur dans la poursuite de la croissance économique est d’assurer à la génération suivante un monde non dégradé, des ressources nécessaires pour qu’elle puisse assurer son propre développement dans le respect des ressources environnementales.

Cela relève de la gageure que d’assurer un développement durable !

Il ne fait pas de doute que le Sénégal s’est résolument engagé dans la bataille pour un développement durable via sa participation à l’élaboration et la mise en œuvre du NEPAD mais aussi en aménageant un cadre politique, législatif et règlementaire facilitateur de cette démarche.

Les outils pertinents découlant de ces cadres sont entre autres le Plan National d’Action pour l’Environnement (PNAE) et le Programme d’Action National de Lutte contre la Désertification (PAN/LCD)

Ce rapport a le mérite de réunir un panel de compétences interne. Il constitue une source de renseignements utiles pour le public, le chercheur, l’étudiant, comme pour le leader politique.

Il comporte 10 chapitres que nous allons présenter au fil des jours à venir
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Jeudi 22 juin 2006 4 22 /06 /2006 01:25

Cycle de l’azote
L'azote occupe 80% de l’air atmosphérique 
Il présente un cycle complexe : formé de petits cycles et faisant intervenir un nombre important de microorganismes hiérarchisés et spécialisés

Le cycle de l'azote intéresse l’atmosphère, l’hydrosphère et la lithosphère

Il faut noter la difficulté de quantifier les réservoirs et les flux concernant l’azote

Le cycle de l’azote suit en général celui du carbone avec lequel il est largement associé dans les substances protéiques qui sont principalement composé du carbone (C) de l'hydrogène (H), de l'oxygène (O), de l'azote (N) du phosphore (P) et d'autres éléments en minorité


L’azote est fixé, à l ’état naturel, de 2 façons:
• par les phénomènes physico chimiques au niveau de l’atmosphère
• par certaines bactéries et algues bleues (Azotobacter, Clostridium,Nostoc, bactéries du genre Rhizobium)

Les cadavres, les excréments et les végétaux morts sont minéralisés par les décomposeurs avec transformation de l’azote organique en ammonium :
(NH3 / NH4+ )

NH4+ a 3 destinations:
– Une partie rejoint l’atmosphère
– Une partie est consommée par les végétaux
– Une partie est transformée en nitrate par nitrification :
• NH4+ aboutit au NO3-

• La nitrification comporte deux étapes:
– La nitritation: NH4+ donne  NO2- (nitrite)
– La nitratation : NO2- donne NO3-
• Les nitrates connaissent deux (2) destinations possibles:
– assimilation directe par les végétaux
– transformation en anaérobiose en composé gazeux
C’est la dénitrification

Les composés gazeux de l’azote rejoignent l’atmosphère

Chaque étape du cycle de l'azote fait intervenir un certain nombre de micro organismes spécialisés et hiérarchisés (Nitrosomonas, Nitrobacter, Pseudomonas etc )


L’homme intervient dans le cycle de l ’azote par les pratiques agricoles avec la fixation artificielle de l’azote pour produire des engrais azotés

Une partie de l’azote apporté par l’homme avec l’agriculture est entraîné par les eaux de pluie au niveau des eaux de surface et peut provoquer l'eutrophication du milieu

Au niveau des eaux de surface et des nappes souterraines  cet apport d'azote crée la pollution des eaux par les nitrates
L’autre partie (azote apportée par l'homme) subit la dénitrification et accélère l’approvisionnement de l’atmosphère en azote


Cycle de lazote in "Manuel de l'eau" Franck N. Kemmer
Technique et documentation
Lavoisier, 1984









 

 

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Dimanche 4 juin 2006 7 04 /06 /2006 01:01

Cycle de l’eau

L'eau est la seule substance trouvée dans ses trois phases à l'état naturel : solide (glace, neige), liquide (eau liquide) et gazeux (vapeur d'eau).

Le pourcentage de vapeur d'eau dans l'atmosphère est faible (0 à 4 % de la composition de l'atmosphère)

La quantité d'eau est grande

Elle est un vecteur : rôle prépondérant dans le transport d'énergie autour de la planète et dans les process industriels

Elle s'évapore, se condense et se précipite continuellement dans un cycle infini qui entraîne d'énormes échanges d'énergie

 

 

 

Tableau 1 : représentation du cycle de l’eau

 

5 réservoirs sont à prendre en considération dans le cycle:

Atmosphère (eau sous forme gazeuse, nuages chargées d’eau )

 Océan (eau sous forme liquide et salée)

  Glaciers (eau sous forme solide)

Roches aquifères

Eaux douces de surface (fleuve, ruisseau, lac etc)

 

 

 

Grands réservoirs

 

Ensemble des eaux

Eaux douces

Volumes d'eaux stockés

Volumes d'eaux stockés

106 km3

%

106 km3

%

Océans

1340

97.1

 

 

Glaces

24

1.7

24

60.0

Eaux souterraines*

16

1.2

16

40.0

Eaux de surface

0.176

0.01

0.090

0.2

Atmosphère

0.013

0.001

0.013

0.03

Eau biologique

0.00112

0.0001

0.00112

0.003

Total hydrosphère

1380

40

Tableau 2 : Les différents réservoirs de l'hydrosphère.

* Il s'agit ici des eaux très superficielles.

 

Les continents occupent 28 % de la sphère terrestre

L’hydrosphère occupe 71,7% de la sphère terrestre

L’eau biologique est mobilisée par les êtres vivants (animaux, végétaux)

L’eau facilement mobilisable pour les besoins de l’homme sont les eaux de surface (fleuves, lacs) et des aquifères

 

Le rayonnement solaire est la principale source d’énergie d’évaporation et/ou d’évapotranspiration qui enrichissent l’atmosphère en vapeurs d’eau

Les vapeurs d’eau par condensation donnent des nuages chargées d’eau

Les précipitations sous forme de pluie, neige ou grêle

Le ruissellement se fait vers les lacs, fleuves et océans

L’eau s’infiltre pour regagner les nappes souterraines, puis sources, fleuves et océans

 

Un nouveau cycle recommence par l’évaporation ou transpiration

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Jeudi 1 juin 2006 4 01 /06 /2006 06:00

L'acces à l'eau doit être consiédé comme un droit, tout comme bénéficier d'un assainissement convenable

Selon les estimations de l'OMS:

        2.4 milliards de personnes ne bénéficient pas d’un assainissement suffisant

        1,1 milliard de personnes ne bénéficient même pas d’un approvisionnement minimum en eau

 

Ces chiffres sont restés identiques en 1999 et 2000.

Il appert  de ce qui vient d'être noté que l'amélioration de l’approvisionnement en eau et l’assainissement est fondamental pour briser le cercle vicieux de la pauvreté, améliorer la santé et promouvoir le développement économique et social.

A noter aussi que:

        3,4 millions de personnes, essentiellement des enfants, meurent chaque année de maladies d’origine hydrique

         Les maladies diarrhéiques, et notamment le choléra, causent 2,2 millions de décès par an.

 

 Ces maladies ne sont pas prêtes à reculer tant que le manque d'hygiène, la mauvaise gestion des eaux usée, ou l'absence d'assainissement convenable persistent.

 

 

 

Il existe plusieurs solutions au problème d’assainissement :

        approche technologiques en constante évolution

        Solutions classiques (traitement et élimination)

        Solutions écologiques

        Solutions innovantes : recyclage (philosophie ECOSAN; j'ai travaillé avec l'ingénieur Baldé sur ce projet. J'exposerai ici les résultats obtenus)

 

 

 

 

 

 

Les approches de solution en terme d’assainissement visent:

        Réduction de l’impact environnemental des déchets

        Réduction de la pauvreté

        Réduction des maladies à transmission hydrique

        Mise à disposition d’eau de qualité

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Mercredi 31 mai 2006 3 31 /05 /2006 10:26

L’assainissement est un concept ; c’est le processus par lequel les populations (ou l’Etat en tant qu’entité) exigent, obtiennent et maintiennent un environnement propre et sain pour elles-mêmes, ceci  par l’érection de barrières visant à empêcher la transmission de maladies d’origine microbienne, parasitaire, virale et chimique.

 

 

 

L’objectif visé par un programme d’assainissement est :

        éviter les maladies

        promouvoir la santé

        participer à la réduction de la pauvreté

        jeter les bases d'un développement durable

L’obtention de meilleures conditions d’hygiène et d’assainissement implique :

        des changements de comportement significatifs (de la part des parties prenantes que sont les populations, les acteurs politiques, les décideurs etc.)

        une gestion de l’environnement

 

 

 

La mise en œuvre du programme d’assainissement implique l’intervention et la collaboration de plusieurs acteurs

        Etat

        Collectivité

        Monde scientifique

 

 

 

Au plan national, l’option est fortement marquée, exprimée et encadrée par des lois et règlements (code de l’environnement, code de l’hygiène, code de l’eau) mais aussi par les orientation en terme de recherche - développement

 

 

 

Au plan international des organismes dérivés des Nations Unies (OMS, UNICEF etc.) s’engagent fortement dans des programmes d’assainissement et de réduction de la pauvreté.

 

 

 

Le manque d’assainissement crée une atteinte et dégradation du milieu (écosystème) et une plausibilité de dégradation de la santé humaine et animale

 

 

 

La qualité microbiologie et chimique de l’eau de boisson est une préoccupation du consommateur, du service de gestion de l’eau et des autorités publiques (santé, hygiène).

Le rôle de l'eau dans la survenue de maladies d’origine hydrique est bien documenté dans les pays développés comme dans ceux en voie de développement

        Épidémie de cryptosporidiose, 1993  Milwaukee, Wisconsin, USA environ 400 000 individus ont souffert de doumleur gastrointestinales (MacKenzie et al., 1994).

         Epidémie de E. coli O157:H7, Walkerton, Ontario Canada Printemps 2000, six décès et plus de 2 300 cas (Bruce-Grey-Owen Sound Health Unit, 2000).        

 

 

La transmission des maladies d’origine hydrique par l’eau de boisson à travers le monde est significative. Cependant les statistiques disponibles sont en dessous de la réalité:

         La plupart de ces maladies ne sont pas détectées ou sont non identifiées comme telles

         La transmission possible de ces pathologies (interpersonnel ou par les aliments par contact avec les animaux) rend difficile la corrélation même dans les pays industrialisés

Des études épidémiologiques de prévalence montrent cependant la transmission de maladies par l’eau de boisson (Payment et al.,1991, 1997; Isaac-Renton et al., 1996).

D’autres maladies sont dues à l’insalubrité de l’eau et à la médiocrité de l’assainissement:

        le choléra (cf dernière épidémie de choléra au dsénégal)

        la typhoïde

        la dysenterie

        la bilharziose

        le paludisme, la dengue et autres maladies vectorielles. (Les moustiques  se reproduisent dans les flaques d’eau, les excavations pratiquées lors de travaux routiers, par exemple, les égouts à ciel ouvert, les cours d’eau de faible débit et les mares; certains moustiques se développe aussi dans une eau moins polluée)

Selon l'OMS       

         2.2 millions de personnes meurent chaque année des suites de diarrhées dues aux insuffisances de l’approvisionnement en eau, de l’assainissement et d’hygiène. Il s’agit surtout d’enfants de pays en développement.

 

 

     900 000 personnes ont contracté le choléra en Amérique latine au cours de l’épidémie de 1991, dans laquelle l’eau de boisson, l’assainissement et la salubrité des aliments étaient largement en cause.

 

 

     Chaque année, 1,5 millions de personnes contractent une hépatite.

 

 

 

 

 

Cependant, il semble évident que l'on peut faire reculer toutes les maladies liées au cycle fécal-oral :

 

        par un approvisionnement suffisant en eau salubre et

 

        par l’amélioration de l’assainissement et des conditions d’hygiène

La citation ci dessous mérite notre attention:    

    “Un approvisionnement en eau et un assainissement efficaces sous-tendent les progrès sanitaires accomplis de longue date dans les pays industrialisés et sont des interventions à grande échelle dont les effets bénéfiques sur la santé sont reconnus lorsqu’ils sont mis en œuvre dans le monde en développement”.

                                                                             Gro Harlem Brundtland
                                                                             Directeur général
                                                                             Organisation mondiale de la Santé
Par NDIOUCK - Publié dans : Environnement
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Jeudi 25 mai 2006 4 25 /05 /2006 13:32

Au cours de cette série d'articles, je vais aborder les différents points développés dans le cours d'assainissement que je dispense à l'Ecole Supérieure Polytechnique (Université Cheikh Anta DIOP) au profit des étudiants du département génie civil (DST- CRIF)

De prime abord, l'on est tenté dans un enseignement classique de ne parlé que du principal (assainissement, uniquement assainissement)

Cette approche a certes l'avantage de mettre l'accent sur l'essentiel au détriment de ce qui est jugé "accessoire"

Quand on pense à la place de l'assainissement dans la vie de l'homme, l'impact sur la santé de la population humaine et animale, sur le développement durable, l'on est tenté d'établir d'abord le rapport entre assainissement et progrès social et économique, entre assainissement et développement durable, entre assainissement et santé publique.

Dans la vie pratique l'ingénieur ou le technicien Génie Civil est confronté à des problèmes hors de son champ de spécialisation lors de la réalisation d'ouvrage (puits, route, barrages etc)

Cette réalité ne met pas en cause, loin de là, sa compétence, mais révèle l'engrenage de tout un système de valeurs socio culturelles dont l'ignorance peut amoindrir l'impact de son ouvrage dans la vie de la communauté pour laquelle il a réalisé cet ouvrage.

L'approche par intégration des compétences (notion de pluridisciplinarité) est à promouvoir, afin que tout ouvrage de génie civil puisse pleinement répondre aux attentes des puissances publiques et locales.

Les bassins de rétention construites au Sénégal sont une illustration de l'implication du génie civil, de la santé, de la sociologie, du politique et de l'agriculture etc.   

Chacune des parties a des attentes fortes:

  • justifier un résultat lors de l'exercice du pouvoir (le politique)
  • réduire les impacts des maladies transmises par l'eau (santé et génie sanitaire)
  • diversification des revenues du paysan (politique et agronome)
  • appropriation de nouvelles façons de vivre avec l'environnement modifié (sociologue)
  • etc...

Cette série d'articles sera publiée dans la rubrique "environnement"

Par NDIOUCK - Publié dans : Environnement
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