Gestion du risque
Les Etats-Unis viennent de commémorer les événements du 11 Septembre 2001, catastrophes qui ont mobilisé toute l’Amérique autour de la notion d’appartenance à une nation
Cette calamité a eu le mérite de fédérer autour des USA un courant fort de solidarité et de compassion de la part de nombreux pays.
Un pays militairement, technologiquement et politiquement puissant venait d’être ébranlé dans ses certitudes, ses habitants hébétés devant l’horreur et l’effroyable réalité : les USA demeurent encore, malgré le dispositif ultra sophistiqué (bouclier de l’espace, armes intelligentes, une armée hyper équipée ayant englouti des milliards du contribuable etc), d’une vulnérabilité déconcertante.
La réponse fut certainement le patriot act et le renforcement des conditions d’accès dans le territoire américain.
Les gestionnaires du risque ont une autre lecture de ces événements qui constituent, à leurs yeux le point de départ d’une autre dimension des risques
Durant toute l’histoire de l’humanité l’homme a toujours intégré le risque dans ses activités, dans ses rapports cosmogoniques.
Les rites sacrificiels ont caractérisés le rapport de l’homme avec le risque. Dans la société sénégalaise, chacune de ses composantes a son monde mystique, ses règles de gestion des risques.
Le Lébou par exemple concrétise ses rapports avec le génie de Dakar ou Leuck Daour Mbaye par des rites consacrés pour s’assurer de sa protection
Ces pratiques jusqu’à présent persistent dans la culture sénégalaise.
Les gestionnaires du risque ont cependant caractérisé l’histoire de la gestion des risques en trois générations.
– 1987 à 1994 : première génération
– 1994 à 2001 : deuxième génération
– À partir de 2001: troisième génération