Troisième génération
Troisième génération : menace collective majeure ?
La forme interrogative suggère une prudence dans la dénomination.
Cette phase est caractérisée par :
– Le basculement du risque à la menace (attentat 11 septembre 2001)
– La distinction entre :
• Opérateurs non intentionnels (accidents et catastrophes) c'est à dire non produit par malveillance
• Opérateurs intentionnels (agresseurs camouflés et non identifiés, cybercriminalité…)
Pendant cette phase, les risques majeurs résident essentiellement dans la collusion d’intérêts entre acteurs intentionnels
Les gouvernants tentent le tout pour éviter un cocktail explosif constitué par l’établissement de certains liens :
– Premier lien:
• Trafic de drogues
• Contrebande
• Trafic humain
• extrémisme
– Deuxième lien:
• Financement des activités économiques et sociales non prises en compte par le système bancaire classique
• Le rapprochement de ces deux liens semble porteur de chaos, de désorganisation de la société ou de la nation moderne.
• La réponse de l’Etat de Droit consiste généralement à empêcher la conjonction de ces deux types de lien ou à les briser en cas de jonction évidente :
– Développement d’ONG financés par l’Etat (volet social)
– Bancarisation (banques populaires, nouvelles approches de crédits)
– micro crédit
– programme étatique d’aide à la création de petites entreprises (à l’échelle familial, en centre d’intérêt, par groupe de vulnérabilité)
– projet de loi sur le blanchissement de l’argent
– etc.
• Exemples:
– L’implosion de
– L’impact socio économique du Hezbollah au Liban (substitution à l’Etat, encadrement de la population, financement de la reconstitution, secours aux pauvres etc.). Le cas du Hezbollah méritye une attention toute particulière, suite aux attaques israéliennes. Il est interressant de savoir comment il s'est substitué à l'Etat libanais dans la conscience des couches les plus vulnérables